Toujours vert, à 34 ans, Fabrice Santoro s'est offert, dimanche à Newport, le cinquième titre de sa longue et riche carrière. Sur le gazon américain, le Varois a disposé en finale de son compatriote Nicolas Mahut (6-4, 6-4), son cadet de neuf ans. Usant à merveille de ses petits coups de génie, le stratège des courts aura écoeuré plus d'un adversaire cette semaine sur la route de son cinquième titre ATP, le premier décroché sur l'herbe qu'il aura appris à apprivoiser au fil des années.
Fabrice Santoro dans ses oeuvres.Bien qu'il s'en défende, le temps n'a décidément aucune emprise sur Fabrice Santoro. S'il déclare souvent que les efforts quotidiens pour rester au plus haut niveau lui pèsent de plus en plus, le Toulonnais, qui fêtera ses 35 ans le 9 décembre, n'a rien perdu de son talent. Plus encore, comme le bon vin, il se bonifie avec les années. Demandez à ses cinq victimes du tournoi de Newport, une épreuve qu'il disputait pour la première fois de sa carrière, ce qu'ils en pensent. Alexander Peya, Frank Dancevic, Mischa Zverev, Wesley Moodie et Nicolas Mahut, tous tombés sous les coups de génie de l'un des vétérans du circuit, n'ont pas eu l'impression de perdre contre un adversaire qui aura le droit dès 2008 de s'inscrire dans les compétitions de + de 35 ans.
Sur une surface, le gazon, qu'il a appris à apprivoiser sur le tard, Santoro se régale dorénavant. Ses progrès au service effectués ces dernières années, ainsi que sa volée devenue l'une des meilleures du circuit depuis qu'il joue le double à outrance, lui permettent désormais de rivaliser avec les purs spécialistes d'une surface ultra-rapide où les échanges sont le plus souvent réduits au strict minimum (service, retour, volée). Son excellent coup d'oeil, ses coups de toucher dont seul lui a le secret, et son sens tactique sont autant d'armes supplémentaires pour faire la différence. N'ayant pas son pareil sur le circuit pour varier les effets, le natif de Tahiti possède toutes les recettes pour faire déjouer n'importe quel grand cogneur du circuit. Ivo Karlovic, pourtant sacré client sur gazon, en avait fait les frais au premier tour de Wimbledon voilà quelques semaines.
Son premier titre depuis 2002
Dimanche, à l'occasion d'une rare finale franco-française, Santoro a utilisé sa petite cuisine pour faire déjouer Mahut qu'il rencontrait pour la première fois. Attiré comme un aimant par le filet, l'Angevin a eu droit à un récital de passings gagnants et de lobs astucieux de la part de son aîné de neuf ans. Et quant ce dernier prenait le filet, le malheureux finaliste du Queen's a appris à ses dépens ce qu'était le fameux toucher de balle de « Fabulous Fab ». Raflant l'engagement de son adversaire à trois reprises, et concédant le sien qu'une seule fois, Santoro a ainsi plié la rencontre en deux sets conclus sur le même score (6-4, 6-4) et un petit peu plus d'une heure et quart.
Son dernier titre, à Dubaï, remontait à 2002. L'actuel 68e joueur mondial a ainsi mis fin à une disette longue de cinq ans en remportant son cinquième trophée sur le grand circuit. Le premier décroché sur herbe. Comme quoi il n'est jamais trop tard. Surtout pas pour Santoro.
Fabrice Santoro dans ses oeuvres.Bien qu'il s'en défende, le temps n'a décidément aucune emprise sur Fabrice Santoro. S'il déclare souvent que les efforts quotidiens pour rester au plus haut niveau lui pèsent de plus en plus, le Toulonnais, qui fêtera ses 35 ans le 9 décembre, n'a rien perdu de son talent. Plus encore, comme le bon vin, il se bonifie avec les années. Demandez à ses cinq victimes du tournoi de Newport, une épreuve qu'il disputait pour la première fois de sa carrière, ce qu'ils en pensent. Alexander Peya, Frank Dancevic, Mischa Zverev, Wesley Moodie et Nicolas Mahut, tous tombés sous les coups de génie de l'un des vétérans du circuit, n'ont pas eu l'impression de perdre contre un adversaire qui aura le droit dès 2008 de s'inscrire dans les compétitions de + de 35 ans.
Sur une surface, le gazon, qu'il a appris à apprivoiser sur le tard, Santoro se régale dorénavant. Ses progrès au service effectués ces dernières années, ainsi que sa volée devenue l'une des meilleures du circuit depuis qu'il joue le double à outrance, lui permettent désormais de rivaliser avec les purs spécialistes d'une surface ultra-rapide où les échanges sont le plus souvent réduits au strict minimum (service, retour, volée). Son excellent coup d'oeil, ses coups de toucher dont seul lui a le secret, et son sens tactique sont autant d'armes supplémentaires pour faire la différence. N'ayant pas son pareil sur le circuit pour varier les effets, le natif de Tahiti possède toutes les recettes pour faire déjouer n'importe quel grand cogneur du circuit. Ivo Karlovic, pourtant sacré client sur gazon, en avait fait les frais au premier tour de Wimbledon voilà quelques semaines.
Son premier titre depuis 2002
Dimanche, à l'occasion d'une rare finale franco-française, Santoro a utilisé sa petite cuisine pour faire déjouer Mahut qu'il rencontrait pour la première fois. Attiré comme un aimant par le filet, l'Angevin a eu droit à un récital de passings gagnants et de lobs astucieux de la part de son aîné de neuf ans. Et quant ce dernier prenait le filet, le malheureux finaliste du Queen's a appris à ses dépens ce qu'était le fameux toucher de balle de « Fabulous Fab ». Raflant l'engagement de son adversaire à trois reprises, et concédant le sien qu'une seule fois, Santoro a ainsi plié la rencontre en deux sets conclus sur le même score (6-4, 6-4) et un petit peu plus d'une heure et quart.
Son dernier titre, à Dubaï, remontait à 2002. L'actuel 68e joueur mondial a ainsi mis fin à une disette longue de cinq ans en remportant son cinquième trophée sur le grand circuit. Le premier décroché sur herbe. Comme quoi il n'est jamais trop tard. Surtout pas pour Santoro.